Ce n’est qu’au XVIIIème siècle que l’on définit précisément les spécificités d’un vampire: « Le vampire n’a rien à voir avec un fantôme ou autre corps éthérique voire un quelque démon, c’est un revenant en corps qui sort la nuit de sa tombe pour venir sucer le sang des vivants afin de prolonger son existence posthume sur la terre. » Leurs victimes deviennent alors tour des vampires après leur mort. L’image que nous avons des vampires nous a été donnée surtout par le cinéma. Une image quelque peu déformée en exagérant certains traits et en gommant d’autres. C’est ainsi que le vampire classique est représenté par une hypertrophie dentaire rappelant les crocs du loup-garou, ce qui n’est pas forcement le cas. D’ailleurs, le vampire ne mord pas toujours ses victimes mais il peut aspirer le sang par les pores de la peau quand il ne les dévitalise pas à distance. Toujours dans la littérature ou le cinéma, la chauve-souris est un des éléments indissociables de l’image du vampire, cette représentation graphique est dûe au naturaliste Buffon, qui en 1761, adonné le nom de vampire à des choroptéres d’Amérique du Latine qui sucent le sang des bovins. Il faut savoir que le vrai vampire est capable de se transformer en toutes sortes d’animaux que cela soit une araignée, un chien ou même en végétal. Autre légende non fondée, est que l’ail n’est pas un élément répulsif contre le vampire, malgré la croyance bien ancrée en Roumanie, par contre il craint l’eau bénite, les hosties consacrées, le symbole de la croix, car ces trois éléments représente la vie. En revanche, il ne sort que lorsque la nuit est tombée et doit impérativement regagner sa tombe avant le chant du coq. On doit la description des vampires grâce aux traités du XVIIIème siècle, mais des enquêtes menées au XIXème siècle ont permis d’affiner ces recherches. Il existe néanmoins plusieurs définitions en fonction des pays. Mais plusieurs points communs se retrouvent dans ces différents pays comme le manque de raideur du cadavre dans sa tombe même plusieurs semaines après son inhumation ou son système pileux fort développé (sourcils épais et poils dans la paume de la main). En Roumanie, les vampires possèdent une petite queue couverte de poils qui grossissent avec la chaleur qui accentue ses pouvoir sur naturels. Autrefois, pour découvrir la tombe d’un vampire, on faisait parcourir un cheval blanc ou noir monté par une adolescente vierge dans le cimetière. Le cheval devait se cambrer devant la tombe du vampire et les humains procédaient alors à son exhumation et lui plantaient un pieu dans le coeur. On trouvait aussi autour de la tombe des petits trous permettant au vampire de sortir de sa demeure funeste sous forme de brouillard. Parfois, des vampire s’accouplaient avec des mortelles, l’enfant né de cette union était ensuite un chasseur de son père et de ses acolytes. Ces enfants étaient désignés sous le nom de vampiritch ou vampirovitch en Serbie et de dhampires en Bohème et en Hongrie.

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